27/06/2007

Départ

Départ

 

Ce ne fut qu'un soupir, une envolée de bulles
Quand l'ombre et la lumière s'accouplaient à minuit,
Un petit cri muet que pas un n'entendit.

Ce ne fut qu'un frisson, un froissement de tulle
Là où soir et matin dorment au même nid,
Une vague sans eau sur une mer tarie.

Ce ne fut qu'un instant, un point, une virgule
Quand le temps se suspend entre deux infinis,
Un arrêt sur image à l'écran d'une vie.

Ce ne fut qu'une porte au bout d'un vestibule
Qui s'ouvrit sans grincer pour un départ sans bruit …
Et qui se referma comme un œil sur la nuit.       

Guibert Bodart mars 2002

11:54 Écrit par Guibert dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : litterature, poesie |  Facebook |