27/09/2007

Errance

 

Entre les pieds ligneux des troënes dorés

Aux feuilles panachées où le ciel a coulé

Le trop-plein de son or -- à même le terreau

Et sur le béton froid du mur blanchi de chaux --

 

Sous le haut châtaignier d'où tombe une ombre fraîche

Où le chien paresseux tend la patte et se lèche --

Parmi les brins jaunis d’une herbe souffreteuse

Où vient par habitude un pousseur de tondeuse --

 

Un peuple indifférent aux allées et venues

Des grands pieds à semelle se laisse écrabouiller.

Un peuple silencieux à mon ouïe tendue

Comme s’il redoutait mes yeux écarquillés,

 

Le peuple des fourmis, trottant à ses affaires

Tel une foule en ville au monde des humains,

Le peuple des fourmis, comme nous sur la terre,

Va, comme s'il savait où conduit son chemin.

Guibert BODART, 27.09.2007.

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